Honda prépare son premier pick-up à châssis séparé
Honda entrera en 2028 dans un segment qu’il a largement évité jusqu’ici. Le véhicule reposera sur la Mitsubishi Triton et ciblera principalement les marchés d’Asie du Sud-Est.
Le projet donnera à Honda un pick-up plus traditionnel et robuste que le Honda Ridgeline monocoque. Il constitue aussi le premier produit annoncé de l’accord conclu avec Mitsubishi en 2024.
Honda affirme que le style sera suffisamment distinct de celui de la Triton. Le nom, les marchés, le volume annuel et une éventuelle commercialisation en Amérique du Nord restent inconnus.
Une stratégie de partage de plateforme
L’utilisation de la plateforme existante de Mitsubishi permettra à Honda d’accéder plus rapidement au marché des pick-up à châssis séparé. En Asie du Sud-Est, les modèles d’une tonne servent à la fois les entreprises et les particuliers.
Le Ridgeline occupe une autre position, avec une structure monocoque privilégiant le confort routier. Un châssis séparé est davantage associé aux travaux exigeants et au tout-terrain.
Le projet s’inscrit dans une relation stratégique plus large entre constructeurs japonais. Nissan détient une participation dans Mitsubishi, mais son implication directe n’a pas été annoncée.
Mitsubishi cherche davantage de volume en Thaïlande
Un pick-up Honda pourrait améliorer l’utilisation de l’usine de Laem Chabang, qui produit la Triton. Sa capacité annuelle atteint 420 000 véhicules, contre environ 170 000 produits en 2025, selon des informations citées par Jalopnik.
La version Honda ajouterait du volume sans imposer une nouvelle architecture ou une ligne dédiée. Mitsubishi devrait aussi utiliser cette base pour un Pajero/Montero redessiné.
La valeur du partage dépendra de l’exécution : Honda devra afficher une identité claire et Mitsubishi protéger la demande de la Triton.
La concurrence chinoise pèse sur le projet
Le projet répond à la faiblesse des ventes de Honda en Chine et à la montée des constructeurs chinois dans d’autres régions.
Une plateforme commune permet à Honda d’entrer dans une catégorie absente de sa gamme sans financer immédiatement un programme autonome. Mitsubishi peut répartir ses coûts sur davantage de véhicules.
L’accord illustre comment la coopération industrielle peut fournir des économies d’échelle et une couverture produit plus rapide sans fusion complète.
Des questions restent ouvertes
Honda n’a pas précisé tous les pays de commercialisation, ses objectifs annuels ni la présence éventuelle de l’Amérique du Nord parmi les marchés visés.
Un modèle centré sur l’Asie du Sud-Est comblerait une lacune régionale, tandis qu’un déploiement mondial modifierait davantage la gamme de pick-up de Honda.
La décision essentielle est toutefois prise : Honda entrera sur le marché grâce à un partenariat et Mitsubishi s’appuiera sur son programme Triton et sa capacité thaïlandaise.
Cet article s’appuie sur un reportage de Jalopnik. Lire l’article original.
Originally published on jalopnik.com







