GM s’est davantage appuyée sur la simulation pour accélérer le retour du Bolt
General Motors affirme que les essais virtuels de collision ont joué un rôle majeur dans le retour du Chevrolet Bolt EV 2027 sur le marché selon un calendrier comprimé. D’après Jeremy Short, ingénieur en chef du Bolt, l’entreprise s’est appuyée sur des simulations 3D détaillées pour réduire nettement le nombre de véhicules physiques de préproduction qu’elle devait écraser pendant le développement.
Cette approche n’a pas supprimé les essais en conditions réelles. GM a tout de même réalisé l’essai final de collision physique exigé pour l’homologation réglementaire. Mais l’entreprise dit avoir eu suffisamment confiance dans ses modèles logiciels pour utiliser la simulation pour une grande partie du travail de développement et de variation qui aurait auparavant nécessité davantage d’essais destructifs.
Comment fonctionne le système
Short a décrit le processus virtuel comme un modèle 3D complet du véhicule, comprenant les composants individuels et les propriétés mécaniques de matériaux comme l’acier et les plastiques. GM affirme utiliser un logiciel disponible dans le commerce, complété par ses propres ajouts, les modèles étant corrélés à des essais physiques de composants spécifiques, notamment les airbags et les sièges.
Cette configuration permet aux ingénieurs de répéter des scénarios et d’évaluer des modifications sans reconstruire puis écraser un nouveau véhicule à chaque fois. Une soudure peut être déplacée, un support redimensionné ou une vitesse modifiée dans le modèle. Plutôt que de se concentrer sur le réalisme visuel, le résultat important est numérique : les forces agissant sur les structures du véhicule et sur les mannequins d’essai de collision.
La vitesse d’ingénierie comme avantage produit
Le Bolt relancé a dû surmonter plus qu’un simple cycle habituel de développement produit. The Drive rapporte que la décision de GM d’abandonner puis de relancer ce véhicule électrique abordable a imposé des étapes inhabituelles, notamment le déplacement d’une ligne d’assemblage et la constitution de stocks de pièces pour des prototypes. Dans ce contexte, réduire le nombre de véhicules réels soumis aux crash tests devient plus qu’une curiosité d’ingénierie. Cela devient un outil de calendrier.
La description de Short suggère que GM considère désormais la simulation comme suffisamment mature pour prendre en charge une plus grande part du processus de validation, du moins aux premières et moyennes étapes du développement. Il a aussi noté que la gravité apparente d’un choc peut être trompeuse, certains résultats qui semblent laids donnant de meilleurs résultats qu’on ne le pense, tandis que certains scénarios d’apparence mineure nécessitent des changements de conception.
Ce que cela annonce pour le développement automobile futur
Les constructeurs automobiles utilisent la simulation depuis des années, mais les propos de GM laissent entendre une volonté croissante de faire confiance à ces outils à un niveau de décision plus élevé. Cela pourrait compter bien au-delà du Bolt. Une itération plus rapide signifie des cycles de développement plus courts, moins de prototypes construits et, potentiellement, des coûts d’ingénierie plus faibles si les modèles numériques sont suffisamment précis.
Pour les consommateurs, l’histoire immédiate est le retour d’un véhicule électrique abordable. Pour l’industrie, le signal le plus important est peut-être la manière dont ce retour a été rendu possible. GM soutient que le logiciel peut désormais remplacer une part plus importante des coûteux essais de collision physiques sans compromettre l’étape réglementaire finale. Si cela devient une pratique courante, la validation numérique sera aussi centrale dans les lancements de véhicules que la chaîne d’assemblage elle-même.
Cet article est basé sur un reportage de The Drive. Lire l’article original.
Originally published on thedrive.com




