Un fardeau croissant pour les jeunes mères

Les passages aux urgences et les hospitalisations liés aux substances augmentent chez les mères ayant des enfants à charge en Ontario, selon une étude publiée dans le Canadian Medical Association Journal. La hausse est particulièrement marquée avant 25 ans.

L’étude a examiné les données de 2008 à 2024 et comparé des femmes ayant accouché et ayant au moins un enfant de 18 ans ou moins à des femmes du même âge sans enfant. Elle comprenait 988 106 parents ayant accouché et 1 198 063 autres femmes.

Chez les mères ayant des enfants à charge, les visites liées aux substances ont augmenté de près de 5 % par an, contre près de 2 % chez les femmes sans enfant. Chez les moins de 25 ans, la progression était plus de quatre fois supérieure.

Au-delà des overdoses et des décès

Le débat sur les opioïdes et les drogues toxiques se concentre souvent sur les overdoses et les décès. Les urgences et hospitalisations révèlent une charge plus large. L’analyse portait sur les opioïdes, les amphétamines et le cannabis.

Ces résultats ne signifient pas que chaque cas ait la même cause ou le même besoin. Les données de population ne résument pas les situations individuelles, mais établissent une tendance nette de recours aux soins aigus.

Les conséquences familiales

La consommation peut toucher d’autres personnes que le patient. Grandir avec un parent souffrant d’un trouble lié aux substances est considéré comme une expérience défavorable de l’enfance et peut accroître certains risques de santé et de développement. Ce n’est pas inévitable et ne doit pas stigmatiser les parents qui demandent de l’aide.

S’occuper d’enfants peut compliquer les transports, les rendez-vous, les traitements hospitaliers et le suivi. Les jeunes parents peuvent aussi disposer de moins de ressources et de réseaux de soutien plus instables.

Ce que l’étude peut orienter

La recherche s’appuie sur les données d’ICES et couvre les résidents de l’Ontario sur 16 ans. Son ampleur aide à planifier les services, même si elle concerne une seule province. Elle plaide pour relier les urgences aux traitements, aux soins primaires et aux soutiens sociaux adaptés aux familles.

Des preuves sans stigmatisation

La réponse utile n’est ni l’alarmisme ni le blâme. Les mères ayant des besoins de santé liés aux substances ont droit à des soins efficaces et respectueux. Une identification précoce et un soutien pratique profitent aussi aux enfants.

Cet article s’appuie sur un reportage de Medical Xpress. Lire l’article original.

Originally published on medicalxpress.com