Un nouveau design en couche mince vise l’un des goulets d’étranglement persistants du solaire
Des chercheurs de l’université Nirma en Inde ont proposé une architecture de cellule solaire en couche mince sans cadmium qui utilise l’oxyde d’indium comme couche de transport d’électrons dans un dispositif au séléniure de cuivre et d’indium, ou CIS. Selon le rapport, la conception a atteint une efficacité de conversion de puissance simulée de 29.79 % à l’aide de la modélisation SCAPS-1D, ce qui la place parmi les projections de performance les plus ambitieuses pour cette classe d’absorbeur.
Ce travail compte moins comme une affirmation de performance commerciale immédiate que comme un indicateur de la direction que prend l’optimisation des couches minces. Les absorbeurs CIS attirent depuis longtemps l’attention en raison de leur bande interdite directe d’environ 1.5 eV et de leur coefficient d’absorption élevé, deux caractéristiques qui les rendent prometteurs pour la conversion photovoltaïque. Mais les performances réelles des dispositifs sont souvent limitées par la recombinaison assistée par pièges et par une faible collecte des porteurs aux interfaces. Ces pertes constituent des obstacles centraux dans la conception des cellules solaires en couche mince, surtout lorsque les chercheurs cherchent à améliorer le rendement sans recourir à des matériaux qui soulèvent des préoccupations de toxicité ou de procédé.
Pourquoi l’oxyde d’indium suscite l’intérêt
Les couches de transport d’électrons sont essentielles dans les cellules solaires, car elles aident à extraire et à guider les électrons tout en bloquant les voies de recombinaison indésirables. Historiquement, précise le rapport, des matériaux comme le sulfure de cadmium, le dioxyde de titane, l’oxyde de zinc et l’oxyde d’étain ont été largement utilisés pour cette fonction dans les dispositifs en couche mince. L’équipe de l’université Nirma s’est plutôt concentrée sur l’oxyde d’indium, le positionnant comme une alternative dans une architecture sans cadmium.
L’absence de cadmium est importante. Les couches à base de cadmium peuvent offrir de bonnes performances, mais elles présentent des inconvénients environnementaux et réglementaires qui continuent d’influencer les priorités de recherche. Un design en couche mince réussi qui réduirait la dépendance au cadmium tout en préservant ou en améliorant le rendement serait donc précieux non seulement sur le plan scientifique, mais aussi du point de vue de la fabricabilité et de l’acceptation du marché.
Dans la cellule modélisée, le rôle de l’oxyde d’indium est de favoriser une extraction de charge plus efficace et de réduire les pertes à l’interface avec l’absorbeur. En photovoltaïque en couche mince, ces interfaces décident souvent si le potentiel théorique du matériau se traduit en une sortie utile du dispositif. Un absorbeur performant ne suffit pas si des défauts ou un mauvais alignement dans les couches adjacentes provoquent la recombinaison des porteurs avant leur collecte.







