La géothermie revient dans le débat sur la fiabilité
California Community Power et XGS Energy ont signé un accord pour développer 115 mégawatts d’énergie géothermique en Californie, une opération qui touche à l’une des questions électriques les plus pressantes de l’État : comment étendre la production propre sans dépendre entièrement de ressources intermittentes. Le solaire et l’éolien restent essentiels à la transition énergétique, mais la demande pour une énergie à la fois peu émettrice et disponible en continu augmente. C’est cette ouverture stratégique que la géothermie cherche désormais à occuper.
L’accord, décrit dans le texte source fourni comme un Geothermal Exploration, Offtake and Development Engagement Agreement, vise à accroître l’offre d’énergie propre tout en soutenant la fiabilité du réseau à long terme. Les parties concernées répondent à une réalité de base du système électrique californien. L’État dispose d’un vaste parc de production installé, mais d’une empreinte géothermique relativement faible. La source note que les installations géothermiques représentent actuellement 2,7 gigawatts sur plus de 89 gigawatts de capacité électrique installée en Californie.
Pourquoi ce projet se distingue
L’une des raisons pour lesquelles l’accord compte est son ampleur par rapport à la base de ressources actuelle. Une autre est la plateforme technologique qui le sous-tend. XGS Energy affirme que son système peut produire de l’énergie géothermique à partir de roche sèche et chaude, sans utiliser d’eau et sans stimulation hydraulique ni fracturation hydraulique. Ces affirmations sont importantes dans un État où les contraintes hydriques et le contrôle environnemental pèsent sur le développement énergétique autant que la politique d’émissions.
La source souligne également une opportunité de ressources plus large. Un rapport de 2025 de Clean Air Task Force cité dans l’article estime que la Californie dispose de plus de 35 gigawatts de ressources géothermiques inexploitées. Si cette estimation est globalement juste, le problème n’est pas la rareté géologique. La vraie question est de savoir si la technologie, le financement, l’achat d’électricité et l’exécution des projets peuvent transformer des ressources thermiques théoriques en production à l’échelle du réseau.
C’est là que cet accord dépasse la simple annonce d’un projet. Il constitue un signal de demande de la part d’acheteurs proches du secteur public de l’énergie, montrant que la géothermie de nouvelle génération pourrait trouver une véritable voie vers les achats de masse, à condition que les développeurs tiennent leurs promesses en matière de coût, de calendrier et de fiabilité.






