Un lancement à manifeste mixte avec un signal de marché clair

SpaceX a utilisé une mission Falcon 9 le 3 mai pour faire plus que livrer un seul satellite d’imagerie sud-coréen. Le vol a également emporté 45 charges utiles secondaires en orbite héliosynchrone, transformant un seul lancement en aperçu de la direction que prend le marché des petits satellites. La mission a décollé de la base de la Space Force de Vandenberg, en Californie, à 3 heures du matin, heure de l’Est, et son premier étage, effectuant son 33e vol, est revenu se poser au Space Launch Complex 4E.

Le vaisseau principal était CAS500-2, un satellite d’imagerie de 500 kilogrammes développé par le Korea Aerospace Research Institute. Il rejoint une classe croissante de systèmes nationaux d’observation de la Terre qui dépendent de fournisseurs de lancements commerciaux pour accéder aux créneaux de tir et à l’efficacité des coûts. Le fait que CAS500-2 ait volé aux côtés de dizaines de charges utiles secondaires commerciales et soutenues par des gouvernements montre à quel point les missions rideshare ont mûri. Elles ne sont plus seulement une alternative budgétaire pour les startups. Elles deviennent un modèle opérationnel standard pour les pays, les clients de la défense et les opérateurs commerciaux de constellations.

Pourquoi ce lancement comptait

Cette mission a été décrite comme une mission rideshare plus traditionnelle plutôt que comme l’un des vols dédiés Transporter ou Bandwagon de SpaceX. Même ainsi, la liste des clients était exceptionnellement large. La mission comprenait trois satellites d’imagerie haute résolution Pelican construits par Planet, dont un appartenant aux forces armées suédoises dans le cadre d’un accord pluriannuel d’imagerie et de renseignement. Elle transportait aussi sept satellites Hawk for Earth Observation de la société italienne Argotec pour la constellation IRIDE, un système soutenu par plus d’un milliard d’euros d’investissement du gouvernement italien.

D’autres engins lancés ont souligné à quel point le marché est devenu encombré et spécialisé. EarthDaily a lancé six satellites d’imagerie construits par Loft Orbital pour étendre une constellation prévue pour ce qu’elle appelle des images prêtes pour l’IA. La start-up indienne GalaxEye a lancé Mission Drishti, qu’elle a décrite comme le premier satellite OptoSAR au monde, combinant un imageur optique avec un radar à synthèse d’ouverture. Iceye a lancé deux satellites SAR à elle seule. Parmi les autres clients figuraient Unseenlabs pour la surveillance des radiofréquences, Lynk Global pour les communications direct-to-device et True Anomaly, qui a lancé l’un de ses engins Jackal peu après avoir levé 650 millions de dollars.