Une énigme familière sur les astéroïdes vient de se compliquer

Les astéroïdes troyens de Jupiter sont depuis longtemps considérés comme de précieuses clés pour comprendre le jeune système solaire, mais une nouvelle étude suggère que les plus petits membres de cette population ne se comportent peut-être pas comme les astronomes l’attendaient. Universe Today rapporte que des chercheurs au Japon ont examiné de petits astéroïdes troyens et constaté qu’ils ne présentent pas la même séparation nette des couleurs que celle observée chez les objets plus grands. Au lieu de résoudre une question ancienne, le résultat semble en avoir créé une nouvelle.

L’ancien problème est simple dans ses grandes lignes. Parmi les astéroïdes troyens de plus grande taille, les astronomes ont identifié deux grands groupes de couleur : « rouges » et « moins rouges ». Ces étiquettes ne sont pas purement esthétiques. Elles sont liées à différents types d’astéroïdes et, par conséquent, à des compositions de surface ou des histoires différentes. Les Troyens rouges sont généralement associés aux astéroïdes de type D, décrits dans le texte source comme extrêmement sombres et supposés riches en molécules organiques complexes. Les Troyens moins rouges ont plus de chances d’être de type P ou C, même si le texte précise que les types P peuvent avoir davantage de points communs avec les types D qu’avec les types C, à l’exception de leur pente spectrale nettement moins rouge.

Parce que les Troyens sont souvent considérés comme des capsules temporelles de l’époque de formation du système solaire, cette distinction de couleur compte. Si les grands astéroïdes se répartissent nettement en groupes spectraux distincts, cela peut indiquer des différences d’origine, de composition ou de traitement environnemental. On pourrait s’attendre à ce que les membres plus petits de la même population conservent une version de ce schéma. Les nouveaux travaux suggèrent le contraire.