Deux petites galaxies racontent une grande histoire sur les trous noirs

Les observations du télescope spatial James Webb de deux galaxies naines de l’amas de la Vierge apportent de nouvelles preuves de la manière dont les fusions de trous noirs peuvent remodeler les galaxies au fil du temps. Selon le texte source fourni, les chercheurs qui ont étudié NGC 4486B et UCD736 ont constaté que les deux galaxies abritent des trous noirs surmassifs qui représentent une part inhabituellement importante de la masse de chaque galaxie.

L’explication principale décrite dans la source est que ces galaxies ont connu des fusions qui leur ont arraché un grand nombre d’étoiles. Ce qu’il en reste est un système stellaire plus petit, entouré d’une population de trous noirs qui paraît désormais disproportionnellement grande par rapport à la galaxie hôte. Autrement dit, les trous noirs ne sont pas nécessairement devenus eux-mêmes d’une taille démesurée. Ce sont les galaxies qui ont été réduites.

Ce que JWST semble avoir révélé

L’article met particulièrement en avant NGC 4486B. Les observations de JWST suggèrent que son trou noir central a commencé comme deux trous noirs de plus faible masse qui ont fini par entrer en collision et fusionner. Le trou noir résultant serait environ 360 millions de fois plus massif que le Soleil. Plus frappant encore, il semble décentré plutôt que parfaitement situé au milieu de la galaxie.

Ce décalage explique en partie pourquoi ces observations sont si suggestives. Monica Valluri, de l’Université du Michigan, citée dans le texte fourni, a déclaré que dans la plupart des galaxies où un trou noir est visible, il se trouve directement au centre. Dans NGC 4486B, le trou noir est clairement décalé, comme s’il avait vacillé hors de sa position et revenait lentement vers le noyau galactique.

La source indique que des observations antérieures du télescope Hubble et au sol avaient déjà montré que l’emplacement du trou noir était inhabituel, mais les données de JWST ont aidé à révéler les signes d’une fusion relativement récente qui pourrait expliquer la perturbation.

Pourquoi l’arrachage des étoiles compte

L’argument plus général concerne l’évolution galactique. Lors d’interactions et de fusions, les galaxies peuvent perdre de grandes quantités d’étoiles par arrachement gravitationnel. Si cela se produit pendant que leurs trous noirs centraux survivent puis fusionnent, ceux-ci peuvent en venir à représenter une bien plus grande fraction de la masse restante de la galaxie qu’auparavant.

C’est important, car les astronomes interprètent souvent les trous noirs en relation avec leurs galaxies hôtes. Si des fusions ont profondément modifié l’hôte, alors un trou noir « surmassif » ne reflète peut-être pas seulement la croissance du trou noir lui-même. Il peut aussi enregistrer la réduction violente de la galaxie qui l’entoure.

L’amas de la Vierge est un environnement utile pour ce type d’étude, car les galaxies y sont suffisamment rapprochées pour que des rencontres gravitationnelles intenses soient fréquentes. Le texte fourni souligne explicitement que les galaxies de l’amas sont tassées les unes contre les autres, ce qui facilite leur déchirement par la gravité mutuelle et laisse certains systèmes avec moins d’étoiles et des trous noirs apparemment surdimensionnés.

Une fenêtre sur l’histoire des fusions de trous noirs

L’importance de l’étude dépasse ces deux galaxies. Le texte source indique qu’à mesure que les astronomes observent davantage de fusions de galaxies et suivent les effets des fusions de trous noirs pendant ces événements, ils peuvent construire une image plus claire de l’évolution à long terme des galaxies à travers l’univers.

Ce cadre est important, car il est difficile d’obtenir des preuves directes des suites d’une fusion de trous noirs. Les collisions de trous noirs sont spectaculaires, mais les signatures visuelles durables dans les galaxies hôtes peuvent être subtiles. Un trou noir massif décentré dans une galaxie naine dépouillée est le genre d’indice qui aide à relier la théorie à la structure observée.

Le texte candidat mentionne également des prédictions sur l’apparence des galaxies ayant subi des fusions de trous noirs. L’idée implicite est que ces observations de JWST commencent à correspondre plus clairement à ces attentes que ne le permettaient les données précédentes.

Pourquoi il s’agit d’un résultat important de JWST

JWST est souvent présenté sous l’angle des galaxies très lointaines et de l’Univers primitif, mais ce cas montre sa puissance beaucoup plus près de nous, dans le proche amas de la Vierge. En résolvant la structure et les conséquences des interactions dans ces galaxies naines, il aide les astronomes à lire les archives historiques laissées par les fusions.

L’étude décrite ici ne prétend pas résoudre toutes les questions sur la croissance des trous noirs. Mais elle soutient une explication convaincante du fait que certaines petites galaxies peuvent abriter des trous noirs qui semblent disproportionnés par rapport à leur taille actuelle. Elles pourraient être les restes marqués de systèmes plus vastes qui ont perdu une grande partie de leur contenu stellaire lors de rencontres répétées.

Cela rend compréhensible l’expression de « preuve irréfutable ». Les observations semblent montrer non seulement que les fusions de trous noirs se produisent, mais aussi à quoi une galaxie peut ressembler après qu’une de ces fusions s’est déroulée dans un environnement dense d’amas. Dans NGC 4486B et UCD736, le résultat est une paire de galaxies amoindries dont les trous noirs conservent encore la masse et la mémoire dynamique d’un passé plus tumultueux.

Cet article est basé sur un reportage de Universe Today. Lire l’article original.

Originally published on universetoday.com