Nearly 180 years later, more names return to the record

Des chercheurs ont identifié quatre marins supplémentaires de la funeste expédition Franklin, en utilisant des analyses génétiques pour faire correspondre des restes humains avec des descendants vivants de leurs proches. Ces découvertes apportent une précision nouvelle à une catastrophe qui occupe depuis longtemps une place centrale dans l’histoire de l’exploration arctique.

Selon le reportage de Live Science, trois des hommes identifiés venaient du HMS Erebus et sont morts à Erebus Bay. Le quatrième était un capitaine du HMS Terror et c’est la première personne de ce navire à être identifiée par analyse ADN.

Ces travaux ont été décrits dans deux études récemment publiées, l’une dans

Journal of Archaeological Science: Reports

et l’autre dans

Polar Record

, comme l’indique le reportage. Ensemble, ils montrent comment les méthodes génétiques modernes modifient ce que l’on peut savoir d’une expédition du XIXe siècle autrefois définie surtout par des preuves écrites fragmentaires, des restes dispersés et une longue histoire de spéculations.

A disaster that still resonates

L’expédition Franklin a quitté l’Angleterre en mai 1845 sous le commandement de Sir John Franklin. Son objectif était de trouver le passage du Nord-Ouest à travers l’Arctique, reliant les océans Atlantique et Pacifique. Les deux navires, le HMS Erebus et le HMS Terror, se sont retrouvés pris dans la glace au large de l’archipel canadien à la fin de 1846.

Franklin est mort le 11 juin 1847. Le 22 avril 1848, les 105 membres d’équipage survivants ont abandonné les navires près de l’île du Roi-Guillaume et ont tenté de gagner à pied le continent canadien tout en traînant des bateaux sur des traîneaux. Aucun n’a survécu.

Ce déroulé est connu depuis des générations. Ce qui a été plus difficile à reconstituer, c’est la manière dont la phase finale de l’expédition s’est déroulée pour des individus précis. C’est là que les nouvelles identifications prennent toute leur importance. Elles ne fournissent pas seulement des noms. Elles apportent aussi une localisation, des liens entre individus et des indices sur ceux qui ont pu rester ensemble à la fin.

What the new identifications reveal

L’une des conclusions les plus frappantes rapportées dans l’étude liée à l’Erebus est qu’aucun des hommes identifiés du HMS Erebus n’est mort seul. Les chercheurs ont déduit de l’emplacement des corps que d’autres survivants étaient encore en vie et tout près.

Cette conclusion ajoute une dimension humaine à une expédition souvent racontée en termes abstraits. Plutôt que des morts isolées dispersées au hasard dans un vaste paysage, les preuves suggèrent que des groupes d’hommes ont continué à se déplacer ou à rester ensemble pendant leurs derniers jours. Même de petites nuances de ce type comptent dans la reconstruction historique, car elles clarifient les comportements en conditions extrêmes.

L’identification d’un capitaine du HMS Terror est également importante, car elle élargit le registre ADN au-delà d’un seul navire. Les études sur Franklin ont été transformées ces dernières décennies par l’archéologie, l’analyse médico-légale et la découverte finale des épaves des deux navires. Mais ces nouveaux travaux suggèrent que l’identification personnelle de membres d’équipage individuels peut continuer à progresser à mesure que les chercheurs localisent des descendants et améliorent les méthodes de comparaison génétique.

Why DNA matters in historical archaeology

L’utilisation de l’ADN de descendants vivants donne à cette recherche un poids particulier. Elle montre que l’archéologie historique ne se limite plus à la culture matérielle et à l’interprétation démographique générale. Dans les cas où les restes sont préservés et où des liens de descendance peuvent être établis, les enquêteurs peuvent passer d’os anonymes à des personnes identifiées nommément.

Ce n’est pas seulement un exploit technique. Cela change le registre historique en le rendant plus précis et plus contrôlable. Des expéditions comme celle de Franklin ont souvent été racontées à travers leurs commandants, leurs navires et l’ambition impériale. L’identification génétique redonne de l’attention aux individus qui ont vécu directement l’échec.

Les chercheurs ont également exprimé l’espoir que d’autres identifications puissent être réalisées. Si cela se produit, l’image des derniers mouvements de l’expédition pourrait encore s’affiner. Les regroupements de restes, les affectations aux navires, les grades et le contexte géographique pourraient, ensemble, montrer plus clairement comment les survivants ont tenté de rejoindre un lieu sûr après avoir abandonné les bâtiments pris dans la glace.

An old mystery, still yielding new facts

L’expédition Franklin a inspiré des générations de recherches, d’ouvrages et de débats parce qu’elle se situe au croisement de l’ambition, de l’extrême environnemental et de l’exploration de l’ère impériale. La tragédie générale est établie : 129 hommes sont partis, et tous ont péri. Mais les détails sont restés incomplets, et cette incomplétude est l’une des raisons pour lesquelles l’histoire a perduré.

Ces nouvelles identifications ne résolvent pas toutes les questions en suspens. Elles n’effacent pas non plus les réalités brutales du désastre : le froid, la faim, l’isolement et une tentative vaine d’échapper à l’Arctique après l’emprisonnement des navires. Mais elles réduisent le champ de l’incertitude.

Près de deux siècles après le départ de l’expédition d’Angleterre, l’histoire continue d’évoluer. Non pas parce que la légende grandit, mais parce que la science retire un peu plus d’anonymat. En ce sens, ce nouveau travail est à la fois médico-légal et historique. Il offre davantage d’informations aux descendants et donne au public un récit plus clair de la manière dont certains de ces hommes ont trouvé la mort en cherchant à atteindre la sécurité dans l’un des environnements les plus impitoyables de la planète.

This article is based on reporting by Live Science. Read the original article.

Originally published on livescience.com