Un avion longtemps considéré comme définitivement cloué au sol pourrait connaître une seconde vie
La possibilité de revoir un F-14 Tomcat voler aux États-Unis est passée du registre de la nostalgie à celui d’une question législative bien réelle. Un projet de loi connu sous le nom de “Maverick Act” permettrait à la marine américaine de faire don de trois F-14D retirés du service au musée U.S. Space & Rocket Center à Huntsville, en Alabama, ouvrant ainsi la voie à un éventuel retour en état de vol de l’un d’entre eux.
Selon The War Zone, des versions jumelles du projet de loi ont été déposées au Sénat et à la Chambre des représentants. La version du Sénat a été présentée le 23 mars par le sénateur Tim Sheehy et coparrainée par le sénateur Mark Kelly. La version de la Chambre a été déposée le 16 avril par le représentant Abe Hamadeh et compte neuf coparrains, dont un démocrate. Le texte du Sénat a été adopté par consentement unanime le 28 avril, laissant la Chambre comme prochain obstacle majeur.
Pourquoi un retour du F-14 est si inhabituel
Le F-14 a officiellement quitté le service de la marine américaine en septembre 2006, après 32 ans dans la flotte. Depuis lors, un retour au vol aux États-Unis a été considéré comme pratiquement impossible. La raison principale n’est pas seulement son âge, mais aussi la sécurité.
Le Tomcat reste soumis à des mesures d’exportation et de contrôle extraordinairement strictes, car l’Iran est la seule autre nation à avoir jamais exploité l’appareil et continue de l’utiliser. Ce fait a rendu la gestion des cellules de F-14 américaines retirées du service particulièrement sensible. Même la conservation statique a existé sous le poids de restrictions, et la remise en état de vol a généralement été considérée comme hors de portée.
Le Maverick Act ne remet pas automatiquement un Tomcat dans les airs. Mais il modifie suffisamment le cadre juridique et institutionnel pour rendre ce scénario plausible. C’est à lui seul ce qui rend l’histoire importante. Une voie fermée depuis environ deux décennies s’est à nouveau ouverte, du moins sur le plan législatif.



