Le Kenya signale un huitième cas d’Ebola
Le nombre de cas d’Ebola au Kenya est passé à huit après qu’un contact placé en quarantaine du premier patient identifié dans le pays a été testé positif, selon le ministère de la Santé.
Le huitième patient est un accompagnant de 49 ans qui s’occupait du patient initial, a déclaré le directeur général du ministère de la Santé, le docteur Patrick Amoth. La personne était déjà en quarantaine et a été testée après l’apparition de symptômes.
Les autorités sanitaires ont indiqué que cette détection supplémentaire ne témoignait pas d’une transmission communautaire connue. Elle est apparue dans le cadre de la recherche des contacts autour du premier patient, signe que la réponse repose sur l’identification, la surveillance et le dépistage des personnes ayant été exposées de manière connue.
La chaîne initiale d’exposition
Le premier cas kenyan concernait un homme kenyan de 40 ans qui avait voyagé depuis le Congo en passant par l’Ouganda et était arrivé au Kenya le 3 octobre. Un proche l’avait conduit à l’hôpital et il est mort à l’hôpital de Nairobi le 5 octobre, deux jours après son arrivée dans le pays.
Trois proches de ce patient ont été testés positifs, ainsi que trois agents de santé. Le cas annoncé récemment était également lié au premier patient par les soins prodigués pendant la maladie initiale.
Les autorités ont identifié environ 130 contacts, dont des agents de santé, après le décès du premier patient. Selon le dernier rapport, 128 personnes restaient en quarantaine. Les six autres patients étaient dans un état stable et recevaient des soins de soutien, a indiqué M. Amoth.
Les mesures de confinement se concentrent sur le dépistage et la surveillance
La réponse s’est étendue au-delà de la recherche des contacts. Le Kenya a renforcé le dépistage et mis en place une ligne d’urgence pour les personnes qui pensent avoir été exposées ou qui développent des symptômes.
Les autorités ont également désigné une porte du principal aéroport de Nairobi pour les vols en provenance de 10 pays identifiés comme étant au centre de l’épidémie plus vaste d’Ebola. La Tanzanie, voisine du Kenya, a renforcé les contrôles aux frontières et instauré des déclarations sanitaires obligatoires ainsi qu’une surveillance de 21 jours pour les voyageurs arrivant de pays à haut risque.

Le rapport indique que le premier cas kenyan a révélé des faiblesses dans le dépistage aux points de passage frontaliers. Les mesures prises ensuite visent à identifier plus tôt les expositions possibles et à limiter la transmission ultérieure.
Pourquoi la quarantaine est importante dans cette réponse
Le virus Ebola se transmet par contact direct avec les fluides corporels d’une personne infectée, notamment le sang et les vomissures, ainsi que par des matériaux et surfaces contaminés comme la literie et les vêtements. Ce mode de transmission rend l’isolement rapide, le contrôle rigoureux des infections et le suivi des contacts connus essentiels à l’endiguement d’une épidémie.
Dans ce cas, le dernier résultat positif a été obtenu chez une personne déjà placée en quarantaine. Cela ne supprime pas le risque pour la santé publique, mais indique que cette personne faisait partie du réseau de réponse avant la confirmation du résultat.
Les autorités sanitaires testent les contacts en quarantaine lorsqu’ils deviennent symptomatiques. Leur capacité à maintenir cette surveillance sera importante pendant la poursuite des périodes d’incubation et d’observation.
Une épidémie régionale augmente les enjeux
Les cas kenyans surviennent alors que le Congo connaît ce que la source décrit comme l’épidémie d’Ebola la plus meurtrière de son histoire, avec au moins 4 000 décès depuis mai. La route transfrontalière empruntée par le premier patient kenyan, du Congo via l’Ouganda, souligne l’importance de la surveillance et de la coordination régionales.
Pour le Kenya, la tâche immédiate de santé publique consiste à empêcher l’expansion des chaînes d’exposition connues. Les autorités devront continuer à suivre les contacts, soutenir les patients et maintenir les mesures de contrôle des infections parmi les soignants et aux points d’entrée.
Le total annoncé par le pays a augmenté, mais l’affirmation du ministère de la Santé selon laquelle aucune transmission communautaire n’a été identifiée reste une distinction importante. La prochaine phase de la réponse dépendra du fait que les cas supplémentaires restent dans le réseau de contacts connu ou commencent à apparaître sans liens identifiés.
Cet article s’appuie sur un reportage de Medical Xpress. Lire l’article original.
Originally published on medicalxpress.com







