Les systèmes partagés des immeubles reviennent sur le devant de la scène

Une nouvelle étude relayée par Medical Xpress indique que des maladies aéroportées, notamment la rougeole, la grippe et la COVID-19, peuvent se propager entre logements dans des immeubles collectifs via un type de système de ventilation des salles de bains partagé, largement utilisé dans le monde entier. Cette découverte remet en lumière une partie souvent négligée de la lutte contre les maladies : l’environnement bâti à l’intérieur des immeubles d’habitation.

La plupart des débats publics sur les infections aéroportées se concentrent sur les contacts rapprochés, la promiscuité, les masques, la filtration ou la vaccination. Cette étude déplace une partie de la discussion vers ce qui se passe une fois que l’air quitte un espace privé et entre dans un conduit mécanique commun. Dans les logements urbains denses, cette distinction compte. Les habitants des appartements ont souvent peu de visibilité sur la configuration des conduits de ventilation, la manière dont l’air circule entre les logements, ou sur le fait que les anciens systèmes ont été conçus en tenant compte, ou non, des préoccupations modernes de contrôle des infections.

Pourquoi cela dépasse un seul type de bâtiment

La portée de ces recherches ne se limite pas à une seule maladie. Le résumé source cite explicitement la rougeole, la grippe et la COVID-19, trois maladies associées à un risque de transmission aérienne. Si une installation de ventilation peut aider à transporter des particules infectieuses d’un appartement à l’autre, la question devient pertinente partout où le logement collectif repose sur des conceptions similaires d’extraction d’air des salles de bains.

Les conséquences sont importantes pour les propriétaires, les autorités du logement, les ingénieurs du bâtiment et les agences de santé publique. La transmission dans les appartements peut être difficile à détecter, car les occupants de logements séparés peuvent avoir peu ou pas d’interaction directe. Lorsque des infections apparaissent dans le même immeuble, on peut supposer que la propagation s’est produite dans les ascenseurs, les couloirs ou d’autres espaces partagés. La nouvelle recherche suggère qu’une autre voie mérite peut-être attention.