Un nouveau modèle de planification cible la partie la plus difficile du chauffage électrifié
Des chercheurs de l’université de Cranfield, au Royaume-Uni, ont développé un modèle de planification pour les pompes à chaleur résidentielles, conçu pour réduire les coûts d’électricité tout en préservant le confort thermique dans les maisons équipées de panneaux solaires en toiture.
Ce travail, relayé par pv magazine, répond à un défi concret qui devient plus important à mesure que les ménages combinent pompes à chaleur, panneaux solaires et tarifs d’électricité variables dans le temps. Une pompe à chaleur peut déplacer une partie de la demande hors des heures chères, mais seulement si elle le fait sans laisser les occupants trop froids ou trop chauds. La production photovoltaïque en toiture ajoute une autre variable, car l’énergie solaire est disponible à certains moments et incertaine à d’autres.
Le modèle de Cranfield vise à coordonner trois ressources à la fois : l’électricité du réseau, la production photovoltaïque en toiture et la flexibilité thermique du bâtiment lui-même. Cela signifie décider quand tirer de l’électricité du réseau, quand utiliser directement la production solaire et quand s’appuyer sur la chaleur stockée dans la structure du bâtiment ou dans l’environnement intérieur.
Les tarifs dynamiques ouvrent la voie à un pilotage plus intelligent
Les tarifs variables dans le temps modifient l’économie du chauffage. L’électricité peut être moins chère à certains moments et plus coûteuse à d’autres, ce qui incite à déplacer les charges flexibles vers des créneaux moins chers. Les pompes à chaleur sont de bonnes candidates à ce type de déplacement de charge, car elles consomment de l’électricité et peuvent souvent préchauffer légèrement un logement avant une hausse des prix.
Banu Yektin Ekren, auteure correspondante, a déclaré à pv magazine que le photovoltaïque en toiture renforce le potentiel de déplacement de charge de la pompe à chaleur sous tarifs dynamiques, car il offre au planificateur une source d’électricité à faible coût en plus du réseau. L’optimisation peut coordonner les périodes où l’électricité est bon marché, celles où le photovoltaïque est disponible et la flexibilité thermique que le bâtiment peut fournir.
C’est un problème plus complexe que de simplement faire fonctionner la pompe à chaleur lorsque les panneaux produisent. La production solaire est incertaine, le confort du foyer a des limites et les prix de l’électricité ne coïncident pas toujours avec les pics de production photovoltaïque. Un planificateur utile doit arbitrer entre ces facteurs plutôt que d’optimiser une seule variable isolément.






