Les primes reculent

Les coûts d’assurance des projets d’énergies renouvelables en Australie devraient baisser en 2026, alors même que les risques de catastrophe naturelle et de conditions météorologiques extrêmes restent une préoccupation majeure pour les propriétaires d’actifs et les investisseurs. Cette perspective vient de l’activité de souscription dans les énergies renouvelables Tokio Marine GX, anciennement GCube Insurance, selon pv magazine Australia.

La tendance s’applique de manière générale aux projets solaires à grande échelle, éoliens et de batteries. Selon le souscripteur de Tokio Marine GX Will Hiller, les primes des actifs d’énergies renouvelables en Australie suivent globalement une trajectoire baissière, et ce mouvement devrait se poursuivre cette année.

Les batteries progressent plus vite

La baisse n’est pas uniforme selon les technologies. Les systèmes de stockage d’énergie par batterie connaissent une évolution plus rapide, car les souscripteurs disposent désormais de données opérationnelles plus nombreuses et de meilleure qualité. À mesure que les assureurs obtiennent des preuves plus claires des performances des systèmes de batteries, ils peuvent tarifer le risque avec davantage de confiance.

Cet avantage en matière de données est important dans un secteur jeune et en forte croissance. Le stockage par batterie est devenu un élément central des systèmes d’énergie renouvelable, aidant à lisser la production éolienne et solaire. Pour les assureurs, un historique opérationnel plus long peut réduire l’incertitude et faciliter l’évaluation de la couverture.

Le solaire baisse plus lentement

Les projets solaires à grande échelle exposés aux risques de catastrophe naturelle voient leurs primes diminuer plus lentement. La raison est simple: les centrales solaires peuvent couvrir de vastes surfaces, laissant les panneaux, les systèmes de montage et les infrastructures associées exposés à la grêle, aux tempêtes, aux inondations et à d’autres événements météorologiques extrêmes.

La source note que les événements météorologiques extrêmes se sont intensifiés à l’échelle mondiale. Ce contexte rend les assureurs prudents, en particulier dans les régions où les grands actifs solaires peuvent être confrontés à des aléas météorologiques récurrents. Même lorsque la concurrence du marché ou de meilleures données font baisser les primes, l’exposition au climat peut limiter la vitesse de cet assouplissement.

Ce que cela signifie pour les développeurs et les investisseurs

Des primes plus faibles peuvent améliorer l’économie des projets, en particulier pour les infrastructures d’énergies renouvelables à forte intensité capitalistique. L’assurance n’est pas le coût le plus élevé dans tous les projets, mais elle influe sur le financement, la modélisation des risques et la confiance des investisseurs. Un marché orienté vers des primes plus basses peut faciliter la souscription financière de nouveaux projets.

Dans le même temps, ce schéma inégal montre que le marché de l’assurance des renouvelables devient plus sélectif. Les technologies disposant de meilleures données de performance pourraient en bénéficier plus tôt, tandis que les projets situés dans des zones à risque climatique élevé pourraient continuer à faire face à des tarifs plus stricts.

Pour les développeurs, cela renforce l’importance du choix du site, des normes d’ingénierie et de la planification de la résilience. Un projet conçu en tenant compte de l’exposition aux conditions météorologiques peut être plus facile à assurer qu’un projet qui traite le risque climatique comme une considération secondaire.

Un marché qui mûrit

La perspective australienne indique un marché de l’assurance des énergies renouvelables qui gagne en expérience. À mesure que les souscripteurs rassemblent davantage de données de projets, ils peuvent distinguer les classes d’actifs, les technologies et les profils de risque au lieu de tarifer le secteur comme une catégorie unique et large.

Cette maturation est importante pour la prochaine phase du déploiement des énergies propres. L’éolien, le solaire et le stockage par batterie dépendent tous de flux de capitaux fiables. La tarification de l’assurance est l’un des éléments de ce système, et son évolution peut influencer les projets qui avancent, la manière dont ils sont structurés et la façon dont les investisseurs évaluent le risque à long terme.

Cet article s’appuie sur un reportage de PV Magazine. Lire l’article original.

Originally published on pv-magazine.com