Un grand rassemblement sur les droits numériques s’est effondré en temps réel
L’une des conférences les plus en vue au monde sur les droits humains numériques s’est brutalement effondrée alors que les participants se préparaient à converger vers Lusaka. RightsCon, événement phare pour les chercheurs, les militants, les universitaires, les spécialistes des politiques publiques et les organisations de la société civile travaillant sur la technologie et les droits, a d’abord été reporté par les autorités zambiennes, puis annulé purement et simplement, selon une mise à jour diffusée par l’organisateur Access Now et rapportée par 404 Media.
La rapidité du revirement est ce qui rend l’épisode remarquable. Les participants étaient déjà en train d’organiser leurs voyages, et certains étaient apparemment déjà en route lorsque le gouvernement zambien a annoncé le report de la conférence. Peu après, un membre du conseil d’Access Now aurait écrit sur une liste de diffusion universitaire que l’événement était annulé, puis l’organisation a envoyé un courriel indiquant que RightsCon n’aurait pas lieu en Zambie ni en ligne et conseillant aux participants inscrits de ne pas se rendre à Lusaka.
Pour une conférence qui sert de point de convergence mondial sur la surveillance, la gouvernance d’internet, le pouvoir des plateformes, la sécurité numérique et les libertés civiles, cette perturbation est bien plus qu’un échec logistique. Elle a des conséquences immédiates pour la coordination internationale entre des groupes qui s’appuient sur la création de confiance en personne et sur des discussions sensibles au calendrier autour des politiques et des droits.
Du report à l’annulation
Le premier signal officiel est venu le 28 avril, lorsque le ministre zambien des Technologies et des Sciences, Felix Mutati, a annoncé que l’événement serait reporté. Selon le reportage, il a déclaré que la Zambie avait besoin de plus de temps pour s’assurer que la conférence soit pleinement alignée sur les procédures nationales, les protocoles diplomatiques et l’objectif d’une plateforme de dialogue équilibrée et fondée sur le consensus.
Il a également évoqué des autorisations administratives et de sécurité non résolues concernant certains intervenants et participants invités. Cette explication présentait la décision comme procédurale plutôt qu’idéologique, mais l’effet pratique a été immédiat : confusion chez les participants, incertitude pour les sponsors et partenaires, et une ombre portée sur l’une des principales réunions annuelles du secteur.
La communication ultérieure d’Access Now a clarifié la situation. Au lieu d’évoquer une nouvelle fenêtre de reprogrammation ou un changement partiel de plan, le message indiquait que RightsCon n’aurait lieu ni en Zambie ni en ligne. Autrement dit, il ne s’agissait pas simplement d’une perturbation de lieu ou d’une pause temporaire. C’était une annulation complète du format prévu pour l’événement.





