Un objectif national d’IA très ambitieux
Les Émirats arabes unis ont annoncé un plan visant à transférer la moitié de leurs secteurs, services et processus gouvernementaux vers ce qu’ils appellent l’« IA agentique » en deux ans. Selon le texte source fourni, il s’agit de systèmes capables d’analyser, de décider et d’agir de plus en plus par eux-mêmes. L’annonce a été faite par Sheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum sur X et se présente comme une volonté de faire des Émirats le premier gouvernement à s’appuyer sur des systèmes d’IA autonomes à cette échelle.
Si elle aboutit, cette cible compterait parmi les transformations les plus agressives de l’IA dans le secteur public jamais déclarées publiquement. L’objectif du gouvernement, selon la source, est de faire de l’IA un « partenaire exécutif » qui améliore les services, accélère la prise de décision et augmente l’efficacité. Tous les employés fédéraux doivent être formés à travailler avec l’IA.
Cette combinaison d’échelle, de calendrier et de formation organisationnelle rend le plan remarquable avant même d’examiner les détails de sa mise en œuvre. Il n’est pas présenté comme un pilote ni comme une simple amélioration des services numériques. Il est présenté comme un modèle de fonctionnement pour l’État lui-même.
Ce qui le distingue de l’automatisation classique
Le terme « IA agentique » est central ici. Le texte source définit ces systèmes comme capables non seulement d’assister, mais aussi d’analyser, de décider et d’agir avec une autonomie croissante. Cela place l’initiative des Émirats au-delà de l’automatisation de processus traditionnelle ou du déploiement de simples chatbots.
Sur le plan administratif, cela signifie que l’État signale sa volonté d’introduire l’IA dans des rôles comportant un pouvoir de décision dans les fonctions publiques. Les fonctions exactes ne sont pas précisées dans le matériel fourni, il serait donc inexact de surestimer le périmètre dans tel ou tel ministère. Mais, à un niveau général, l’ambition est claire : utiliser l’IA non seulement pour soutenir les agents publics, mais pour transformer la manière dont le travail est accompli.
C’est pourquoi cette proposition mérite l’attention bien au-delà du Golfe. Beaucoup de gouvernements expérimentent des outils numériques. Bien moins nombreux sont ceux qui cherchent ouvertement à réorganiser une large part des opérations publiques autour de systèmes autonomes ou semi-autonomes sur un horizon de deux ans.






